PRÉSENTATION DU BLOG: son but et son auteur

À la Une

Cela fait plusieurs années qu’avec le soutien d’un de mes amis, j’essaye de partager ma vision du monde, de la vie aux travers de mes gribouillages. de nombreuses personnes qui ont eu à lire ce que je pensais du monde et de la vie m’ont le plus souvent proposé de la partagé avec un public plus large afin d’avoir une masse assez significative de remarque et d’avis. Ce blog intitulé « intimevision » est donc de ce fait un avant-propos de l’entreprise que j’entends mené.

sur cette plate forme, seront principalement publié des des écrits(poèmes, nouvelles et articles). j’espère pouvoir compté sur vous qui vous donneriez la peine de lire ce que j’écrirai ici. Vos avis multiples me permettront de mieux m’améliorer et de m’épanouir au maximum sur ce chemin que j’entends emprunté.

Pour ma part, je suis un jeune camerounais répondant aux prénoms de Christian Yves, étudiant en sciences sociales dans ce pays d’Afrique que je considère comme « béni des dieux ».

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seul au monde

Après un long moment d’absence dû à de nombreux problèmes personnels, logistiques et bien d’autres, je suis de retour. Pendant un bon moment, j’ai perdu toute envie d’écrire et d’accoucher du verbe. Je suis convaincu de n’avoir manqué à personne. Mais ce qui importe c’est que j’ai retrouver cette envie et bon me revoilà!!!!

Ce texte, je l’ai rédigé il y’a un longtemps. à la base, il était destiné à ma mère, une partie importante de moi décédée il y’a plusieurs années déjà. Il l’est toujours mais sauf maintenant il est beaucoup plus tourné sur moi, sur ma douleur et sur ce que j’endure au quotidien.

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SEUL AU MONDE

 

 

Déjà quinze ans sans toi,

Plus d’une décennie sans toit.

De l’aurore à la brunante, plus aucun chaume sur ma tête.

Tout au long de mon existence esseulée, aucune envie de fête.

 

Déjà quinze ans de larmes au compteur de mes mirettes.

Peu importe mon âge, mon cœur demeure en miettes.

En pensant à toi, plus rien n’a de sens, plus rien n’a de goût.

Isolé, je repense tout le temps à nos rires fous.

 

En mémoire, quelques souvenirs par moi seul actualisés.

Pourquoi a-t’il fallu que tu t’en ailles si tôt ?

Je n’eu point le temps de te mettre en rogne,

Tant le délai de notre humanité brûlait le pavé.

 

Avant que je ne t’ouvre mon cœur, tu t’en étais allé,

Laissant ce gamin de neuf ans fébrile amputé.

Aujourd’hui encore, nous sommes séparés.

Mais, demain peut-être, j’aurai l’apanage de retrouver ton âme,

 

Afin de façonner ensemble de nombreux souvenirs perpétuels.

En attendant ce moment, je suis condamné à partager la solitude

[De Corneille].

Malgré de nombreuses présences,

A cause de ton départ précipité, je me sens seul au monde.

Le tribalisme: véritable gangrène pour le développement des États africains.

Je suis issue de telle tribu; les Nkwah (habitants des abords du littoral camerounais) sont trop ceci, les Bami (peuple de l’Ouest Cameroun) ont fait… Dans nos traditions, il est interdit d’épouser un tel ou un tel… Telles sont les élucubrations qui pilulent souvent lorsqu’on passe dans la rue. ou lorsqu’on se livrent à des petites discussions entre « camarades ». Tout ces mots, peut-être avancés innocemment contribuent à envenimer la situation déjà austère dans nos pays.

Par définition, le tribalisme selon l’auteur camerounais Enoh Meyomesse est une discrimination fondée sur l’appartenance ethnique et/ou tribale. Du point de vue de la forme, tribalisme et racisme sont peut-être différents. Mais, dans le fond, il n’en est rien. de la même manière que le racisme a conduit à des conflits ouverts entre deux races, le tribalisme a également engendré des guerres. Souvenez vous du fameux génocide rwandais de 1994 et de ses diverses conséquences.

Ne nous y trompons pas! Le continent Noir n’est pas le seul à connaitre ce fléau. Dans de nombreux pays outre-atlantique comme en Chine, en France, en Russie, en Allemagne ou en Belgique, il existe diverses tribus ou ethnies. sauf que chez eux, des mesures sont prises pour limiter l’exacerbation de ce phénomène.

il est donc de ce fait impératif que nous prônions des valeurs beaucoup plus nationales, unificatrices et continentales plutôt que celles tribales, séparatistes et exclusives.  Seulement ainsi, nous pourront prétendre à un développement sain, harmonieux et à la grandeur qui nous est dû. Car le « tribalisme » est une gangrène pour le développement de nos États Africains.

Je suis « Noir »

 

Je suis « Noir ».

Comme l’est mon père et mes aïeuls, je suis Noir!

Au teint sombre et aux coutumes jugées barbares

Habitant ma sombre terre, communiant avec mes déités

Considéré par certains comme un sous-homme

Et par d’autres comme un homme ahistorique.

 

Traité et vendu comme du bétail,

Loin des miens et de ma terre natale,

En échange de quelques pièces d’argent,

De poudre, d’alcools frelatés et périmés,

De pièces d’étoffes et de fusils usés.

 

Embarqué dans une malle tel un colis,

Ne parvenant à respirer comme dans un étau.

En sourdine, Adieu je dis à la terre de mes aïeuls

Mélancolique je m’en vais pensant à ma famille

Fatidique, je ne reverrais plus mon ciel et les miens!

 

Collier au coup comme un vulgaire chien,

Je débarquais sous un ciel qui jamais ne fut mien.

Travaillant jour et nuit dans les champs de canne,

Recevant des coups de fouets sur mon cœur en peine

J’en venais à maudire mon corps robuste et ma peau noire

 

Héritage ou malédiction, cette couleur sombre,

Celle de mon père et de mes aïeux, toujours je la porterai

En toute humilité et en toute gaillardise, cette couleur est mienne

Partout et toujours, je l’honorerais car je suis Noir.

LE CHEMIN DE MA DESTINÉE

Somnolent sur un divan en bambou,
Rêvassant, je me sens plus à l’aise.
Juste pendant quelques minutes,
Je m’échappe de cette humanité.
Tel un lépidoptère coruscant,
Je marivaude de fleurs en fleurs.
Libre je me sens, léger je me vois
De joie je pleure ému je suis.
Libre est ma route, sans excavations
Elle n’est guère amphigourique,
Absente de pièges de tout ordre.
Eclairée est ce magnifique chemin,
Flamboyante est cette splendide ruelle.
Ou ce chemin mirobolant me mène ?
Je n’en sais rien et ne le redoute!
La joliesse de ce panorama m’anime
Et, plus loin j’irai, au fond j‘arriverai
Car à la fin de ce hayon, se trouve mon trésor.
Chimérique qu’il soit aux yeux des Hommes,
Utopique qu’il parait dans ce lugubre univers,
Ce chemin est celui de mon intrépide cœur
Celui qu’il me plait d’acquiescer.
Il est le chemin de ma destinée !